Dynamite Shakers, ça leur va tellement bien. Un premier album voit le jour en 2024, « Don’t Be Boring » (PIAS). Du rock’n’roll brut, indompté, enregistré tous ensemble dans la même pièce, toujours dans cet esprit Sun Records. Et chez Dynamite Shakers, la scène est une chose non négociable. Vitale. Jouer tous les jours, jouer encore et encore pourrait être leur devise. Déjà 400 concerts à leur actif !
Quand les quatre parlent de musique, ça coule, ça vibre. Gun Club, The Fleshtones, The Cramps, Sonic Youth, Johnny Thunders, The Sonics, Pixies, les noms défilent et on devine chez eux un appétit insatiable, le désir brûlant d’écrire la suite de l’histoire. L’originalité dans le rock est un mythe. Il ne s’agit pas d’être novateur absolument, mais sincère, exalté, généreux. Puiser dans le passé, le connaître déjà, pour mieux écrire le présent, voire l’avenir. Être, pleinement, intensément. À leur rock abrasif du commencement, ils ont ajouté des orgues, du Farfisa, du piano, des synthés, d’autres ambiances… Ils s’ouvrent, expérimentent, explorent.
Avec « Marilyn », leur nouvel album sorti le 28 août, ils ont accepté ici et là de ralentir le tempo. Leur univers y a gagné en diversité, en intensité, en mystère. Et désormais, leur rapport à la scène ? Ils se revoient en train de jouer dans les campings, leurs têtes pleines d’espoir et de rêves. Se produire un jour à Paris, dans des salles cultes. Enregistrer leurs propres albums. Ils y sont. Ils savent qu’ils ont eu de la chance. Ils savent qu’ils ont travaillé dur. Ils n’ignorent pas que la route est encore longue et qu’il va falloir donner beaucoup. Ils ne demandent rien d’autre. Et tant pis pour les campings.