LUIZA
Là où Luiza est née, il y a 30 ans, l’art était partout. Dans la rigueur sensible de son père, un contrebassiste de jazz guidé par l’intérêt, la curiosité et le respect pour la musique ; dans l’instinct de sa mère, une danseuse contemporaine brésilienne libre et téméraire ; et au coeur d’une famille où les artistes sont nombreux, jusque dans sa propre sensibilité qu’on lui a appris à apprivoiser.
Dans les soirées dub, dans des jam sessions, dès qu’elle peut et dans toutes les langues - même celles qui n’existent pas - Luiza se met à chanter. C’est viscéral, sa voix ne peut plus se taire : elle doit faire de cette passion son métier.
Avec elle, on navigue du ciel à la terre, du soleil à l’hiver, du jour à la nuit. De piste en piste, on se laisse bercer et on entend combien Luiza a aimé le jazz, la sono mondiale, les textures électroniques contemporaines avant d’en fabriquer à son tour, rappelant combien la musique, quand elle est si sincère, comble les cœurs.
NAGÄ
Nagä, c'est 4 lettres d'un nom de famille mêlées. Né à Rouen, passé par Annecy, installé aujourd'hui à Paris, il avance avec ce qu'il a — le mouvement, malgré les doutes et les coups. Une certaine pudeur s'impose quand il parle de lui. Celle de quelqu'un qui préfère rester au plus proche de sa vérité.
Le projet aborde la déconstruction, le rapport à soi, la santé mentale, et une forme d'urgence. Dépasser « le désastre de nos fausses vies », quitter une peau protectrice dont il faut savoir se détacher. Les titres Dans le noir, Tous les soirs, Sous la pluie, La Lettre du mercredi soir et Personnel traversent des états et des émotions teintées de mélancolie, sans jamais s'y enfermer. Un live largement repartagé sur les réseaux fait circuler le projet : en quelques mois, plus de 600 000 écoutes, contre 67 auditeurs mensuels trois mois auparavant. Dans la foulée, il remporte un concours qui lui vaut d'assurer la première partie d'Orelsan au Zénith de Caen devant 7 000 personnes.